Rencontres proposées par la Fédération des arts de la rue en Île-de-France


mardi 6 février 2007 de 14 h 30 à 16 h 30

Pourquoi les artistes réveillent-ils l'eau qui dort ?

Rencontre au bord de l’Oh ! avec Judith Frydman, Nathalie Milan (chefs de projet CG 94) et Thierry Pignot (ville de Champigny-sur-Marne).

À la fois espace de transport, de voyage et de rêverie, le fleuve peut offrir une solution au rythme effréné de nos villes. En retour, l’homme lui doit protection pour le préserver. Cette complicité entre l’homme et le fleuve s’est parfois altérée au fil du temps. Comment l’artiste peut-il contribuer à renouer avec ce lien ancestral ?

Le Festival de l’Oh ! qui se tient en partenariat avec plus d’une vingtaine de villes, fait le pari du regard artistique pour dessiner et valoriser les contours d’un territoire. Les arts de la rue prennent ainsi une place importante au cours du festival.

À Champigny-sur-Marne, les intervenants proposent le décryptage d’une escale artistique du festival afin de comprendre comment les arts de rue peuvent permettre aux citadins de se réapproprier les rives de la Seine et de la Marne.

Autour de la question « pourquoi les artistes réveillent-ils l’eau qui dort ? », la Fédération des arts de la rue réunissaient trois intervenants mardi 6 février 2007 à Champigny-sur-Marne et plus d’une trentaine de participants.

Après une visite commentée des berges, les intervenants, Judith Frydman et Nathalie Milan, responsables de la programmation artistique du Festival de l’Oh !, Thierry Pignot, responsable de la vie associative et des grandes manifestations à Champigny-sur-Marne sont revenus sur leur expérience de développement culturel conduite autour d’un patrimoine fluvial commun à la majorité des communes du département. Illustrée de projections et témoignages, l’intervention s’est conclue par un échange avec l’assistance.

Résumé

La ville de Champigny dispose de bords de Marne attrayants, d’une base nautique, de berges aménagées pour la promenade et les loisirs. Pourtant, tous les campinois ne profitent pas des bords de Marne. La configuration géographique de la ville ainsi que l’existence de frontières symboliques et naturelles entre les différents quartiers de Champigny n’ont pas facilité l’appropriation de ce patrimoine hydraulique par tous les habitants. 

La ville de Champigny s’est donc saisie du Festival de l’Oh ! manifestation initiée par le Conseil Général du Val-de-Marne comme d’un temps fédérateur.

Avec des objectifs complémentaires, la ville de Champigny et le Conseil Général ouvrent les berges à l’élaboration d’une programmation artistique plein air.

Pour leur part, les responsables de la programmation du festival cherchent à confronter des écritures artistiques aux singularités des territoires. Les artistes revisitent les lieux avec leur imaginaire et développent même des projets spécifiques. Ainsi, en 2005, la compagnie Retouramont a proposé une promenade aérienne chorégraphique originale. Un temps de résidence d’une semaine a permis à l’équipe artistique de construire son projet. En 2006, la compagnie Ilotopie a proposé la reprise et l’adaptation d’une création qui consistait à faire de la Marne, un tableau impressionniste.

Citations

Les habitants des quartiers de Champigny qui résident en haut du plateau ne descendent que très rarement sur les bords de Marne. Notre enjeu est de favoriser l’appropriation par le plus grand nombre des berges. Différentes initiatives ont été impulsées parmi lesquelles l’escale du Festival de l’Oh !
Thierry Pignot

Toutes les villes du département traversées par un fleuve sont pratiquement toutes impliquées dans le festival de l’Oh ! Si à l’évidence l’eau crée le lien entre les partenaires, les villes et le Conseil général sont néanmoins confrontés à des problématiques distinctes et des échelles de réponse différentes. En terme d’événements, les villes sont déjà mobilisées par d’autres manifestations tout au long de l’année. Certes, en supportant une part essentielle des charges le Conseil général créé un effet d’aubaine. Mais au-delà, les complémentarités, les connaissances programmatiques bien spécifiques et les savoir faire techniques constituent des vrais motifs de rapprochements. Par exemple, certaines communes n’ont pas forcément le temps de repérer les artistes qui travaillent en espace public et plus précisément sur la question de l’eau.
Judith Frydman et Thierry Pignot

Pourquoi des artistes de rue ? Sans se consacrer exclusivement aux artistes de rue, nous nous intéressons aux artistes de rue aussi bien pour leur univers respectif que pour leur capacité à travailler avec le public.
Nathalie Milan

Pour le Festival de l’Oh !, les artistes sont choisis pour leur univers, leur capacité à investir l’eau. L’invitation peut donner lieu à une commande spécifique auprès des artistes du fait des singularités du lieu ou des contraintes techniques du fleuve. Il faut que la proposition, artistique entre en contact avec le territoire, se confronte avec le lieu. Les artistes sont respectées dans leurs choix de composition.
Judith Frydman

Photos

Vidéo

Judith Frydman et Nathalie Milan sont responsables de la programmation artistique du festival de l’Oh ! Thierry Pignot est responsable de la vie associative et des grandes manifestations à la ville de Champigny-sur-Marne.

Depuis sept ans, le Festival de l’Oh  ! fédère des enjeux artistiques, pédagogiques et scientifiques à l’échelle du département du Val-de‑Marne. Le projet artistique s’articule autour de la diffusion de spectacles, de commandes in situ sur les berges et de créations sur des péniches.

Guinguette du Martin pêcheur, Champigny-sur-Marne (94)
Rendez-vous devant la guinguette
41, quai Victor Hugo (parking), Champigny-sur-Marne (94)
RER A gare de Champigny/St Maur.
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