En adoptant un nouveau règlement local de publicité, le Conseil de Paris entreprend de réduire l’affichage publicitaire avec des mesures symboliques, comme la restriction des emprises aux abords du périphérique, la fin des panneaux 4x3 ou l’interdiction des publicités à moins de 50 mètres des écoles. Représentant 12% des supports publicitaires, l’affichage est en réalité en perpétuelle expansion dans la mesure où les afficheurs développent de nouvelles stratégies attractives pour les collectivités territoriales : services contre concessions, à l’instar des marchés de vélos en libre service.
Pot de terre contre pot de fer, les artistes des murs savent s’emparer à leur tour de la ville comme d’un support. Certains taguent, graffent, d’autres choisissent de faire apparaître leurs motifs en nettoyant les murs à l’image de Zeus ou d’Alexandre Orion. Activisme esthétique ou exploration formelle, ces démarches partagent la clandestinité et les procès inéquitables. Ceux qui aiment les murs connaissent le panneau de 3m x 8m situé au croisement des rues St Maur et Oberkampf dans le 11è à Paris. L’association le Mur anime un cycle de commandes d’affiches auprès d’artistes de toutes générations, avec le soutien de la mairie de Paris. Compagnon du street art, Jean Faucheur, artiste, retrace sans angélisme l’impulsion, la politique artistique, les processus de légitimation, les relations durables établies avec le quartier.